Incisive

Mord où ça fait mal

À propos d’Incisive

Avez-vous lu la Charte d'Incisive ?

Si ce n'est pas le cas, je vous invite, en tout premier lieu, à le faire.

Incisive, c'est quoi ?

Vous. Parlons d'abord de vous (si, toc toc, juste derrière l'écran, je vous vois !).

Quand vous étiez ado (ou quand votre maman était ado et que vous flottiez dans l'hyperespace avec un télescope pointé sur la Terre), vous regardiez X-Files.

Et si aujourd'hui on vous demandait qui vous préférez, de Mulder ou de Scully, vous ne savez pas quoi répondre.

Parce que d'un côté, vous êtes un sceptique - comme Scully. Vous croyez ce que vous voyez (et encore, il faut que vous vous en assuriez à trois reprises). Vous aimez démonter les choses, soulever les capots, debunker les fakes.

De l'autre côté, vous pensez que le monde a ses coulisses, ses cryptages et ses rabbit holes - bref, comme Fox Mulder, vous voulez croire.

Alors vous creusez l'ensemble du Net comme un chien le terrier d'une fouine, et vous dépistez des tas de théories (ou hypothèses, disons) passionnantes : sur Marilyn, sur JFK, sur Roswell, sur les pyramides, sur les civilisations perdues, etc.

Et puis, vous essayez de soulever le capot de l'actualité, et du monde : alors vous cherchez aussi du côté de l'influence des lobbies, des fraternités secrètes, des expérimentations gouvernementales (comme le contrôle mental), etc.

Et là, gosh, vous commencez à tomber sur des histoires à la Mulder de complots ourdis par des hybrides lézards-aliens dissimulés par des chemtrails... que votre Scully intérieure (ou votre radar anti-Soral - en gros, c'est pareil) ne gobe pas (ou - si c'est avalé - digère fort mal).

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Je suis exactement comme vous. Un peu Scully, un peu Mulder.

Passionnée par les mystères et désireuse de décrypter le monde, mais sans basculer tête la première à la suite de n'importe quel lapin blanc devant moi (que ce lapin soit un leurre officiel - parce que oui, il y a des leurres officiels - ou le délire de conspirationnistes).

J'aime disséquer le monde. Arpenter ses coulisses. Creuser ses mystères. Comprendre ses rouages.

Mes références en matière d'investigation ?

Elles sont souvent bien plus ancrées dans la réalité dite "ordinaire" que les X-Files !

Vous voulez que je vous dise qui sont mes héros ?

Élise Lucet pour son Cash et son opiniâtreté à faire fi des pressions ;

François Ruffin (créateur de Fakir) en tant que journaliste et parlementaire, pour son lyrisme, sa simplicité - et son côté gamin indomptable (et son refus de couvrir "l'actualité") ;

❃ Michel et Monique Pinçon-Charlot pour leur approche sociologique des élites et de la richesse - et leur entêtement à les démonter ;

Ronan Farrow pour sa personnalité attachante et sa couverture de l’affaire Weinstein ;

Serge Garde pour sa couverture d’au moins deux affaires pédocriminelles et son incorruptibilité ;

Florence de Changy (du Monde) pour celle du vol MH370 ;

❃ Jérôme Lescure pour son ALF et son Alinéa 3 sur la corrida ;

❃ Shaun Monson pour son Earthlings (Les Terriens) ;

❃ Karl Zéro pour plusieurs de ses documentaires (par exemple sur l'orphelinat de Jersey).


J'aime aussi Les yeux d'Olivier, Morgan Spurlock (Super Size Me) et les docus plus personnels, comme le Crazy Sexy Cancer, de Kris Carr.


Formée (il y a longtemps) à l'audiovisuel (plutôt en tant que scénariste), j'ai fait mes premières armes comme archiviste vidéo - parce qu'il faut bien commencer quelque part - dans une agence de pub, puis comme assistante de production, au DPCR de l'INA,. Là, sous la direction de Liane Willemont, j'ai pu apporter une très discrète contribution à des projets de réalisateurs de documentaires tels que Jean-Louis Comolli, William Karel, André S. Labarthe (qui interviewait, à l'époque, dans un appartement jonché de câbles, Éric Rohmer).

J'ai ensuite navigué ensuite dans le milieu des festivals, productions, castings et tournages - en portant un peu toutes les casquettes.

Puis je me suis consacrée à l'écriture en tant que nouvelliste (et anthologiste occasionnelle) et à la création de plusieurs blogs et d'un mag en ligne, couplé à d'autres projets (Etik Mag).


Avec Incisive, j'ai envie de me consacrer à deux sortes de sujets : les mystères (mon côté Mulder), et le "monde derrière le monde" (dissection - mon côté Scully - de faits plus terre à terre... mais non moins flippants, vous pourrez le voir).

Incisive, le magazine d'alterinfo mordant sans lézards ni conspirationnisme

Comment ? En alternant l'écrit et l'audio (ou audiovisuel) : je vous proposerai donc des chroniques, mais aussi des reportages originaux, interviews (écrites et filmées) et podcasts.


Évidemment, cela a un coût (depuis la recherche documentaire, souvent conséquente, jusqu'à l'acquisition ou la location de matériel et aux déplacements éventuels... sans compter le temps pour m'y consacrer), et c'est pour cela que je vous propose de soutenir ces projets - et la croissance d'Incisive - par le biais de la plateforme Tipeee, à partir d'1 € par mois.


Incisive, c'est qui ?

Un peu plus à propos de l'hominidae derrière le requin :

D'où je viens

Il paraît qu'il faut détailler d'où l'on vient pour bien définir où l'on va.

Soit. Faisons ainsi.

J'ai grandi dans une soupe militante. A 6 ans, je partais en tournée sur le porte-bagage de ma mère : on collait, avec des fâchés en t-shirt rouge, des affiches. Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistes, eh bien moi, si, j'ai eu cette chance.

Il m'en est resté quelque chose : un souci d'équité, de justice.

Mon premier souvenir politique, gosse, était l'élection de Mitterand (ce qui vous donne une idée de mon âge). J'avais fait des tracts maison, coloriés au feutre, avec une copine. Nous les avions lancés, comme des confetti, par la fenêtre (ça s'appelle les "moyens du bord"). Nous avons été grondées, pour la forme. En fait, la parentèle était fière, je crois.

Mitterand a trahi. La gauche a trahi. Elle est devenue de droite.

Mon idée de la droite, c'était un grand chauve imité par Le Luron, qui faisait des drôles de bruits avec sa bouche et parlait en faisait chachacha.

Mes grands-parents lisaient deux journaux : Témoignage Chrétien, et le Canard Enchaîné. Ma mère, qui a maintenant l'âge qu'avaient alors mes grands-parents, ne manque jamais - jamais - un Canard.

J'ai demandé à ma mère pourquoi donc ma grand-mère aimait Témoignage Chrétien. Elle avait commencé par le critiquer, puis elle y avait pris goût, j'ai cru comprendre.

Je viens d'une vie toute déchiquetée, depuis l'enfance. La première dénonciation envers une personne qui m'avait en garde remonte à quand je ne savais même pas parler, ni me tenir seule debout. J'étais laissée des heures entières nue sur le paillasson du palier. Le reste a suivi, au fil des années. Des abus, de toutes sortes.

Ma mère n'avait pas les moyens, ni le temps, ni la patience, ni non plus le contexte idéal. J'ai échoué comme le fait un coquillage, une fois ici, une autre là.

Je n'en veux plus à personne - le passé est le passé.

Mais je garde le souvenir. Je garde les traces. Je sais, dans ma chair, et dans mes synapses, ce qu'est un trauma. Je sais à quel point il perdure.

Je boîte mentalement - c'est ce que je dis, maintenant. Je clopine.

J'ai fait mes études à Paris 8, section audiovisuel & cinéma. J'ai porté, durant quelques années, diverses casquettes (figurante, silhouette, perchiste, casteuse, assistante de production, assistante réa) sur plusieurs tournages.

Je me suis reconstruite un temps dans la vie religieuse - j'étais aspirante. J'aimais le Carmel, ou plutôt l'idée du Carmel, du silence, mais je n'osais pas le dire - même pas à moi-même.

Puis je me suis fâchée avec la foi. En particulier avec la notion de prosélytisme.

Je suis partie un an (avec quelques coupures - il faut toujours que je coupe tout) en Israël.

J'ai vécu entourée de Juifs - quelques collègues moyennement sympas, un psychopathe un brin flippant, et beaucoup de gens magnifiques - mais aussi de druzes et de chrétiens. D'Arméniens. Et d'Arabes athées.

Je suis restée très attachée à Israël - à Jérusalem en particulier.

Je suis revenue en France. J'ai intégré le dispositif "Emploi Jeune", dans un lycée, puis dans une école. J'ai travaillé deux ans avec deux jeunes Turques musulmanes. J'ai trouvé leur éthique de vie belle.

J'ai travaillé ensuite dans un restaurant-bar roumain.

Puis dans le télémarketing. Décérébrant.

Un premier éditeur a publié un de mes textes (une fiction courte) alors que j'avais 27 ans.

J'ai continué à écrire.

Je lis. Tout. En vraie boulimique.

 

Où je vais.

Je crois toujours à la justice sociale.

Je m'insurge de toute ma force contre une société maltraitante.

Je crois qu'il faut dénoncer les dérives et comportements criminels.

Parmi eux, la violence sociale.

Parmi eux, aussi, la pédocriminalité.

Je crois toujours en l'au-delà, à ma manière.

Je crois, malheureusement, que le mal existe. Et je crois qu'il faut braquer dessus la lumière.

C'est ce que je m'efforcerai de faire ici.

 

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